Voyage intérieur
Ce triptyque concrétise une collaboration avec Elise Kudlikowski. Ce travail collaboratif a été l’occasion d’une réflexion commune riche et pluridisciplinaire en vue de faire dialoguer les procédés liés à l’écriture et ceux de la photographie argen- tique.
D’un tableau à l’autre, l’image est une entrée dans un vécu personnel, la photographie illustrant le paraître et l’écriture retraçant les expériences intérieurement vécues. Que l’amas de mots soit rassurant ou effrayant, il paraît devoir s’échapper quitte à former une spirale sans fin, un chaos encombrant. En troisième partie du triptyque, un regard simple se pose sur les deux visions précédentes, symbolisant une capacité d’introspection, calme et empreinte de sérénité.
Halte
La série Halte est une rencontre artistique entre art photographique et danse contemporaine. Cette série propose une réactualisation féministe du Macbeth de William Shakespeare, dans la ligné du film muet Hamlet (1921) par Svend Gade et Heinz Schall.
Les images constitutives de la performance de Halte ont été réalisées sous la direction artistique de la chorégraphe Mélaine Raulet. Les chorégraphies d’Emmelyne Jonard et Léa Dosch sont interprétées et représentées dans des tableaux photographiques déclinants les trames narratives de la pièce. Au travers de cette adaptation, le dialogue entre le photographe et la chorégraphe, au-delà des frontières interdisciplinaires, tient une place indispensable. Cette approche les invite à échanger, à s’ajuster, à décider, à s’exprimer, à s’écouter, à s’intervertir l’un l’autre, et plus encore à participer à une communion artistique.
L’ho Perduta
La série « L’ho perduta » retrace un extrait de la cavatine de Mozart des Noces de Figaro, première scène du quatrième acte. C’est une cavatine singulière grâce à sa composition en mineur, ce qui confère à ce moment si particulier une atmosphère de détresse, puissante, et de profonde mélancolie.
L’histoire de Barberine retrace une enfance innocente, un témoignage des mœurs de l’époque et des abus liés au pouvoir du conte. En sept photographies retraçant la vie de cette enfant, l’artiste rend compte des émotions qui la traverse, du désarroi à l’espérance. Mozart dépeint ici « ces choses secrètes et intimes que la parole est incapable de traduire » (Pazdro, M. 1990, p. 3). Il articule, à travers l’histoire de Barberine, une critique des mœurs sociales et morales de son époque.
Art lyrique, Amour, Mort
