L'HO PERDUTA

Les Noces de Figaro - Mozart

L'ho perduta, une composition de Mozart, est un morceau unique en son genre dans l'Opéra. L'écriture en mineur y donne une atmosphère de détresse, puissante, et pénétrant au plus profond de l'être.

Traversé par la voix de la Soprano Fanny Crouet interprétant cette cavatine, L'ho perduta est devenue une inspiration photographique qui a donné naissance à cette présente série ; l'intention étant de transposer mon ressenti des émotions les plus puissantes générées par ce son poignant en des tableaux tout aussi forts en émotions.

L'ho perduta… me meschina! …
Ah, chi sa dove sarà ?
Non la trovo… e mia cugina…
E il padron cosa dirà ?

Je l'ai perdue… pauvre de moi !…
Ah, qui sait où elle sera.
Je ne la trouve pas… et ma cousine…
Et Monseigneur, qu'est-ce qu'il dira ?

L'air de L'ho perduta est chanté par Barberine, la fille du jardinier. Sans reprendre l'intégralité de l'intrigue, précisons que Barberine a perdu une aiguille qui scellait un billet de Suzanne destiné au Comte Almaviva.

Mozart est un génie dans l'art de dépeindre « ces choses secrètes et intimes que la parole est incapable de traduire ». Il traduit, en grand psychologue, un sens inattendu et profond du désarroi de cette enfant qui est témoin, voire victime, des mœurs réprouvables.

De l'innocence à la trahison, de la détresse à l'espérance, ce sont les atmosphères que je désire mettre en lumière dans cette série de photographies consacrée à ce morceau d'Opéra unique.

Innocence

Barberine innocente respire la joie de vivre et l'insouciance, états d'âme appartenant essentiellement à l'enfance. Ce moment est avant L'ho perduta, une image contextualisant le personnage de Barberine, la fille du jardinier. La Soprano suspendue, flottante donne l'envie de rêver, de se laisser aller dans l'imaginaire de l'impossible ou de l'inaccessible.

Innocence
Innocence

Innocence

Barberine innocente respire la joie de vivre et l'insouciance, états d'âme appartenant essentiellement à l'enfance. Ce moment est avant L'ho perduta, une image contextualisant le personnage de Barberine, la fille du jardinier. La Soprano suspendue, flottante donne l'envie de rêver, de se laisser aller dans l'imaginaire de l'impossible ou de l'inaccessible.

Désarroi

Du constat de la trahison, les remords traversent Barberine, la perdant ainsi dans la mélancolie et le désespoir de sa tragédie. Trahison incompréhensible par l'enfant la projetant brusquement dans le monde de l'adulte et de ses jeux de pouvoir.

Désarroi
Désarroi

Désarroi

Du constat de la trahison, les remords traversent Barberine, la perdant ainsi dans la mélancolie et le désespoir de sa tragédie. Trahison incompréhensible par l'enfant la projetant brusquement dans le monde de l'adulte et de ses jeux de pouvoir.

Stupeur

Moment de prise de conscience de Barberine, le mal est fait, c'est fini, les espoirs et les rêves s'envolent sans pouvoir les retenir. Elle réalise la perte de l'aiguille, métaphoriquement la confiance en l'adulte, ou encore sa virginité selon d'autres interprétations. Cette trahison, c'est le passage de l'enfance à l'adulte, là où les jeux s'effacent pour laisser place aux responsabilités, là où la réalité chasse les rêves.

Stupeur
Stupeur

Stupeur

Moment de prise de conscience de Barberine, le mal est fait, c'est fini, les espoirs et les rêves s'envolent sans pouvoir les retenir. Elle réalise la perte de l'aiguille, métaphoriquement la confiance en l'adulte, ou encore sa virginité selon d'autres interprétations. Cette trahison, c'est le passage de l'enfance à l'adulte, là où les jeux s'effacent pour laisser place aux responsabilités, là où la réalité chasse les rêves.

Pauvre de moi

De la stupeur, Barberine se retourne pour chercher une issue ; sans espoir, elle s'effondre écrasée par la conscience des conséquences. Le passé ne peut pas être changé, et bien souvent les conséquences sont sans appel. À la différence des œuvres précédentes, la Soprano Fanny Crouet chante L'ho perduta durant la prise de vue, donnant ainsi une émotion lyrique encore plus vivante.

Pauvre de moi
Pauvre de moi

Pauvre de moi

De la stupeur, Barberine se retourne pour chercher une issue ; sans espoir, elle s'effondre écrasée par la conscience des conséquences. Le passé ne peut pas être changé, et bien souvent les conséquences sont sans appel. À la différence des œuvres précédentes, la Soprano Fanny Crouet chante L'ho perduta durant la prise de vue, donnant ainsi une émotion lyrique encore plus vivante.

Enfance volée

Bien trop vite, Barberine perd son enfance ; constat de sa triste réalité, elle fond en chagrin. Le contraste est rapide, presque de façon imperceptible aux yeux des adultes ; un adulte est né encore bien trop vite. Enfance volée reprend Innocence, Stupeur, et Désarroi en un seul tableau mettant ainsi en avant la rapidité avec laquelle les conséquences de nos actions opèrent sur notre vie.

Enfance volée
Enfance volée

Enfance volée

Bien trop vite, Barberine perd son enfance ; constat de sa triste réalité, elle fond en chagrin. Le contraste est rapide, presque de façon imperceptible aux yeux des adultes ; un adulte est né encore bien trop vite. Enfance volée reprend Innocence, Stupeur, et Désarroi en un seul tableau mettant ainsi en avant la rapidité avec laquelle les conséquences de nos actions opèrent sur notre vie.

Témoin

Dans l'interprétation de Barberine, nous sortons des tableaux spécifiques pour entrer dans une interprétation plus globale. Ici, Barberine pose un regard profond tel qu'un témoin le ferait. Les mouvements des drapés dessinent le rythme de la cavatine mettant en exergue un regard d'enfant qui au fil du temps voit toujours ce que nous faisons de bien et de moins bien. Sommes-nous à la hauteur de ces témoins qui nous observent ?

Témoin
Témoin

Témoin

Dans l'interprétation de Barberine, nous sortons des tableaux spécifiques pour entrer dans une interprétation plus globale. Ici, Barberine pose un regard profond tel qu'un témoin le ferait. Les mouvements des drapés dessinent le rythme de la cavatine mettant en exergue un regard d'enfant qui au fil du temps voit toujours ce que nous faisons de bien et de moins bien. Sommes-nous à la hauteur de ces témoins qui nous observent ?

Espérance

Il y a toujours de l'espérance. La fatalité ne représente que les murs que nous nous construisons. Barberine plongée dans la détresse s'élance et tend la main dans un effort pour trouver du secours. C'est l'ouverture sur la scène suivante, où Figaro la rejoint, symbolisant le courage de s'ouvrir à l'autre malgré tout. Seuls nos murs nous enferment, une main aimante peut toujours nous secourir.

Espérance
Espérance

Espérance

Il y a toujours de l'espérance. La fatalité ne représente que les murs que nous nous construisons. Barberine plongée dans la détresse s'élance et tend la main dans un effort pour trouver du secours. C'est l'ouverture sur la scène suivante, où Figaro la rejoint, symbolisant le courage de s'ouvrir à l'autre malgré tout. Seuls nos murs nous enferment, une main aimante peut toujours nous secourir.